Le corralón étouffa aussi des pans entiers de l'économie, dont le marché immobilier et l'industrie automobile. En 2004, des propositions prévoyant une réduction de capital de 75 %, et plus tard 65 %, ont été à plusieurs reprises soumises aux représentants des créanciers. Le seul élément du plan de son prédécesseur qui sera maintenu fut la déclaration d'insolvabilité (défaut de paiement) face aux créanciers du pays. Cependant, faute de réconciliation nationale, d’un manque de résolution des problèmes fonciers et des conflits intercommunautaires sous-jacents, le contexte politique ivoirien n’a pas d’avenir serein. Après la fin de l'offre, des demandes isolées se firent entendre, aussi bien de la part de groupes de créanciers que du FMI, exigeant une nouvelle offre de conversion de dettes, ce qui fut rejeté par Buenos Aires. Exposé consacré à la crise économique d'Argentine de 1998 à nos jours. Les revenus de l’État argentin n’ont pas augmenté puisqu’ils dépendent des revenus de la population et ces derniers sont en chute libre. Fiche de défi Fiche 23 / 43 [>>] fiche suivante : Les origines de la crise économique de l’Argentine en 2001. Aucun accord n'a été trouvé entre l'Argentine et les fonds vautours. À cette époque sont aussi créés beaucoup de cercles d'échange qui suivaient en partie l'idéologie de l'économie libre (économie sans intérêts), bien que la plupart se contentaient de pratiquer l'échange de biens alimentaires et de services, et ce dans le but de compenser la baisse constante du pouvoir d'achat (le salaire réel diminuant du fait de la forte inflation). Pendant la grande croissance des années 1945-1970, on avait pu croire que les phénomènes économiques étaient définitivement maîtrisés et que les interventions de type keynésien dans l'économie permettaient d'écarter les crises. Depuis les violents conflits en 2011, la Côte d’Ivoire tente de se reconstruire avec un développement économique et social devenu le moteur de la pacification du pays. Nous devons nous organiser pour que le pays tienne, pour que les entreprises subsistent et pour qu'un plan de relance national, européen je l'espère, puisse permettre à l'ensemble de l'économie mondiale de repartir. Par ailleurs, ce système de change a conduit progressivement à une surévaluation du peso et à la perte de compétitivité des entreprises. l’Argentine depuis la crise de 2001? Mots et Grumots (2003) de . Le premier groupe de créanciers à entrer en négociations pour le projet fut celui des créanciers argentins, dont une grande partie des titres de dettes portaient sur les fonds de pension (AFJP). Des preuves existent désormais, fruit d'une enquête judiciaire de 18 ans faisant suite à une procédure déposée par un journaliste, Alejandro Olmos, dès 1982 : la crise de la dette argentine a pour origine un mécanisme de dilapidation et de détournements de fonds mettant en scène le gouvernement argentin, le FMI, les banques privées du Nord et la Federal Reserve américaine. Cela a soutenu la forte croissance des États-Unis. L’arrivée au pouvoir de Carlos Menem en 1989 et la signature du plan Brady (ou Loi de convertibilité) au début des années 1990 ont enfin sorti le pays de sa léthargie économique. Il émet des reconnaissances de dettes appelées LECOP. Le FMI annonce que la communauté financière peut désormais avoir confiance et doit investir en Argentine. En fait, le changement existe bel et bien, mais il repose non seulement sur les politiques adoptées pour gérer la crise mais aussi sur le régime institutionnel hérité des années 1990. Ils imposent de redresser les comptes publics et d'éviter les déficits structuraux. En même temps la conversion forcée des comptes en dollar en peso dévalué fit perdre en une fraction de seconde une très grosse partie de leur épargne aux Argentins. Économie de l’Argentine Après la crise de 2001, le pays renoue avec la croissance . Les prix de limmobilier seffondrèrent également pendant la récession, de 80% entre 1991 et 1998 (Herbener 1999) Le produit n… C'est un pays en crise. 90% des banques et 40% de l’industrie du pays sont aux mains de capitaux internationaux, eux mêmes victimes de la récession mondiale. Jusqu'à 80 % du salaire finira par être versé de cette façon et près de 50 % de la masse salariale totale sera libellé dans ces papiers. L’article traite de la crise institutionnelle de l’Argentine en 2001 qui occasionna la faillite de l’économie nationale, une vacance du pouvoir politique et un foisonnement de mobilisations sociales. La crise ouverte argentine a été déclenchée en décembre 2001 par la mise en place du « corralito » (le gel des dépôts bancaires) et la suppression du versement d’une branche du prêt accordé par le FMI. Aux origines de la crise argentine Arnaud ZacharieÂ, CADTM, 21 décembre 2001 L'Argentine est connue pour être un des élèves privilégiés du FMI (Fonds monétaire international). Moins fortes qu’en 2001, la crise monétaire et l’inflation affaiblissent tout de même le pays depuis plus d’un an. La violente répression fit 31 morts[10]. (2006). Les crises du capitalisme participent de la croissance économique « moderne » qui a commencé avec la révolution industrielle du XIXe siècle. On commence à observer un déficit budgétaire dans la période 1994-1997. Fin 2002, l'économie montrait une évolution clairement positive, les effets favorables de la dévaluation devenant réellement observables (principalement, la compétitivité des produits argentins sur le marché international). Après avoir connu la prospérité d'une économie de rente fondée sur l'exportation d'aliments et de matières premières agricoles, un développement industriel précoce et suffisamment solide pour traverser la grande crise des années 1930, l'Argentine est entrée dans une longue phase de déclin au tournant des années 1960. Réformer les relations politiques pour préserver la paix | Sous le régime péroniste en place entre 1946 à 1955, l'Argentine perd rapidement l'éclat qu'elle avait avant la Première Guerre mondiale. / Armborst, Stefan (Übersetzer): Bortot, F.: "Frozen savings and depressed development in Argentina". L’ampleur de la déstructuration de la politique sociale provoquée par la crise économique argentine de 2001. Malgré les augmentations successives des taux d’imposition, le gouvernement était dans l’incapacité d’équilibrer son budget. Partout le carcan du currency board craque et son poids politique devient insupportable. La montée du chômage consécutive à la crise de 1929 favorise, là encore, l’essor de discours antisémites et anti-immigrés, comme l’illustre l’affaire Stavisky en 1934 (Blanc-Chaléard, 2001, p. 40-41). L’évasion fiscale qui s’élevait en 1998 à quelques 40 milliards de dollars a privé l’État de la moitié des recettes fiscales qu’il aurait dû normalement encaisser. De la crise économique à la crise politique La base électorale du pouvoir est ébranlée. Les propriétaires du campo (la campagne, c'est-à-dire les grands propriétaires terriens) et les entreprises qui exportent qui, par tradition et précaution, laissaient leurs avoirs à l'étranger, rapatrient l'essentiel de leurs réserves monétaires dans le pays. À partir de 1999, une spéculation mondiale sur le dollar et les bourses américaines portent le dollar à des sommets. Dossier : Les principaux éléments demeurant de la crise de 1999-2002 sont la difficulté pour l'État argentin à financer son budget, une confiance disparue de la communauté internationale et des contentieux importants avec des créanciers privés, notamment les fonds d'investissement américains[14]. Les particuliers et les entreprises peuvent détenir aussi bien des comptes libellés en peso qu'en dollar. Les régions refusent les sacrifices et créent des succédanés de la monnaie comme le patacón. Le but est de mettre fin à l'inflation en dissuadant l'État de recourir à la « planche à billets ». À la fin des années 1980, le pays est traumatisé par l'hyperinflation : les prix augmentent de 4 924 %[1] en 89 et de 1 344 % en 1990[2]. Son financement dépendait des recettes des exportations agricoles et des investissements étrangers (IDE). En retour, la problématique régulationniste se trouve enrichie par la confrontation avec l’histoire économique et financière de ce pays. Domingo Cavallo qui avait été le maître d'œuvre du système monétaire commença à réfléchir à une sortie du currency board. Parmi celles-ci, l’usine de céramique Zanon (FaSinPat, Fábrica sin patrón), l’hôtel quatre étoiles Bauen (en), l’usine de vêtements Brukman (es), l’imprimerie Chilavert, etc. La libéralisation imposée par le FMI permettait une évasion fiscale de plusieurs milliards de dollars par an tandis que l’État argentin, surendetté, fut contraint d’emprunter à des taux insoutenables sur les marchés internationaux. Face à cette situation, Alberto Fernandez a renoncé aux derniers décaissements du FMI. Le gouvernement argentin excipait des latitudes constitutionnelles des États régionaux. La Turquie entre en crise à la fin 2000, l’Argen-tine en 2001 puis le Brésil à nouveau en 2002. La pénurie de dollars, et donc de pesos s'aggrave. Les protestataires se nomment eux-mêmes les Piqueteros et deviennent, à partir de 2001, un élément important du paysage politique argentin. nécessaire]. Le gouvernement est constamment à court de fonds. Du « miracle argentin » aux crises financières à répétition, 1991 à 2000. La croissance du PIB, négative en moyenne au cours des années 1980 (-0,5 % en moyenne), dépasse 10 % en 1991 et 1992, et reste très forte entre 1991 et 1998[5]. Résumé du document. N'ayant plus la planche à billets à disposition[6], le gouvernement est paralysé. En fait, on met en marche une planche à billets de substitution. Depuis 2008, la récession économique mondiale s’est manifestée de manière spécifique en Espagne. Le Brésil étant le principal client de l’Argentine (30 % des exportations argentines vont vers le Brésil), cela a pénalisé ses exportations ; • l’appréciation du dollar, on a assisté alors à une perte de la compétitivité par les prix des exportations argentines vis-à-vis des zones non dollar dont l’Europe, avec qui elle fait environ 20 % de ses échanges extérieurs. Common crawl Common crawl Toutefois, aucun progrès n'a été accompli du fait de l'absence de capitaux d'amorçage et des difficultés économiques de l'Argentine en MultiUn MultiUn À la suite d’une enquête judiciaire de plusieurs années faisant suite à une procédure déposée par un journaliste Alejandro Olmos, on a pu dire que la crise de la dette argentine (car il s’agit d’une crise d’endettement public) a pour origine un mécanisme de dilapidation et de détournement de fonds mettant en scène le gouvernement argentin, le FMI, les banques privées du Nord et la Federal Reserve américaine. Le pays était alors rongé par l’hyperinflation (en 1985 elle représentait 650 %) et la corruption. La raison qui est souvent évoquée est que le FMI et les gouvernements argentins n’ont pas répondu aux véritables problèmes et ont, au contraire, appliqué des mesures les aggravant. Les entreprises étrangères peuvent investir sans craindre les aléas monétaires locaux et conserver leurs encours en dollars. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ce système très particulier permet l'embellie des années 1990, mais se révèle particulièrement dangereux face aux mouvements erratiques et violents du marché des changes flottants qui suivent la crise économique asiatique. En 2002, le PIB argentin dégringole de 10,9%. nécessaire]. Le 24 octobre 1999, Fernando de la Rua a succédé à Carlos Menem et a hérité d’un pays en proie à la récession. La crise monétaire turque de 2000/2001 : une analyse de l'échec du plan de stabilisation par le change du … On estimait qu’à son apogée sur le marché de la téléphonie mobile, Nokia devrait gérer plus de 100 milliards de pièces par an. Certains, habitués aux revirements de la politique argentine, craignent que le couple dollar/peso ne soit finalement cassé. Ils représentaient, à l'apogée de la crise en 2001/02, une part considérable de la monnaie en circulation en Argentine : près de 6 milliards de Pesos. Au début du mois de septembre 2004, la situation du marché énergétique retrouva sa stabilité, en particulier à cause de la hausse progressive des températures et des efforts en matière d'économie d'énergie. En même temps les prix intérieurs doivent fortement baisser. Après avoir tenté de résister par tous les moyens, les politiques finiront par tout lâcher. Mais la spirale était inexorable. Les diverses explications de la crise argentine sont en effet liées aux contradictions internes du mode de développement économique, perceptibles dans les années 1930. Incapable d’enrayer l’inflation, l’armée instaura un régime répressif caractérisé par l’élimination systématique des opposants qui furent l’objet d’enlèvements. Ainsi, il fut décidé que les comptes en dollars seraient traités comme des comptes en pesos avec une valeur de 1,4 peso pour 1 dollar, et qu'ils ne pourraient être restitués que sous des délais de plusieurs mois, voire plusieurs années dans le cas des comptes disposant de sommes importantes. Lindice Nikkei tombe de plus de 60%, passant dun sommet de 40,000 points à la fin de 1989 à 15,000 points en 1992. Les experts en économie de son entourage décidèrent d'entamer une dévaluation du peso. Le nouveau régime de taux de change n'aurait par conséquent apporté que des inconvénients pour l'économie argentine, étant donné que la majorité du commerce extérieur de l'Argentine est réalisé dans la zone dollar et non dans la zone euro. L’économie est en récession depuis près de deux ans, l’inflation dépasse les 53 % et le taux de pauvreté atteint près de 40%. Mais la dévaluation eut un effet positif sur les exportations et permirent au secteur agro-industriel de rétablir sa prospérité. Les origines de la crise Grecque ÉCONOMIE - La Grèce pèse 2% du PIB européen. Elle va de nouveau s’en sortir lentement de cette instabilité mais va rencontrer une autre crise économique en 2001 qui replonge l’Argentine dans une nouvelle récession. Son projet d'une taxe sur les exportations du soja et du tournesol, seul secteur réellement prospère depuis la dévaluation, provoque des troubles sérieux avec les organisations patronales rurales, et a finalement été abandonné[13]. Tout changement de la parité met en danger l'ensemble des contrats notamment avec les bailleurs de fonds étrangers et marquerait la fin de la convertibilité et la défaillance de la dette souveraine. Aujourd’hui, le discours officiel met en avant un cercle vertueux qui caractériserait l’économie nationale. Cependant, la raison fondamentale du déséquilibre budgétaire de l’État demeurait le service de la dette et non pas les mesures de soutien à la population. Le taux de croissance de l'économie fut maintenu dans des valeurs positives, atteignant même 8,9 % en 2003. L'Argentine est entraînée dans une déflation sévère. Par exemple, en 2002, l’Argentine devait faire face à des primes de risque supérieures à 4.000 points de base, ce qui signifie que si le taux d’intérêt du marché était de 5 %, l’Argentine devait emprunter à un taux de 45 %. L'origine de la crise financière des subprime (2007-2008) viendrait de la déréglementation aux USA, mais en réalité ce sont les titrisations des dettes accordées à des ménages peu fortunés qui ont été à la base des actifs toxiques des banques européennes ! La crise argentine est une grande crise économique, politique et sociale survenue en Argentine entre 1998 et 2002, et dont certaines conséquences se prolongent jusque dans les années 2010. 4, 2006, pp. En fait le FMI considérait qu'il était vain de soutenir un pays qui avec environ 200 papiers monnaie de circonstance continuait à dépenser au-delà des limites qu'il considérait comme raisonnables. L’Argentine dut alors faire face à l’opposition de la Communauté internationale, alors que la Commission interaméricaine des droits de l’homme accusait le gouvernement argentin « d’utiliser systématiquement la torture et […] d’autres traitements cruels, inhumains et dégradants ». Mais l'inflation grignotait inéluctablement ces aides. Du fait de l’ouverture rapide de son économie, l’Argentine était également vulnérable sur le plan extérieur à cause de sa difficulté à concilier politique budgétaire et politique monétaire. Cette indexation devait être remplacée par un mécanisme complexe couplant la valeur du peso non seulement au dollar mais aussi à l'euro[6]. Les conséquences furent entre autres, une diminution considérable des exportations du pays et l’effondrement des investissements étrangers dans celui-ci. Au moyen de plusieurs missions diplomatiques, l'Argentine parvint toutefois à convaincre la plupart des groupes de créanciers, sauf les Allemands et surtout les Italiens, qui s'opposèrent au projet jusqu'au bout[réf. Le modèle des années 1990. L'Argentine put rembourser quoique avec retard sa dette vis-à-vis du FMI. Confinement et économie : huit graphiques qui montrent l’onde de choc depuis mars Par Mathilde Damgé, Mélina Zerbib et Grégoire Humbert.