Par contre, cet indice s'élevait à 11,1 %, si l'on exclut ces derniers des statistiques de travailleurs ayant un emploi. La période entre 1862 et 1930, remarquable de stabilité constitutionnelle, verra la population du pays, à la faveur d’une vaste vague migratoire en provenance principalement d’Italie et d’Espagne, augmenter cinq fois plus vite que dans l’ensemble du monde. Cette déclaration est la première pierre de ce qui va devenir le Mercosur. Les licenciements touchent 40 000 travailleurs du textile et 25 000 travailleurs de l’industrie agro-alimentaire[réf. Le retour définitif du général Perón est marqué par le massacre d'Ezeiza qui divise le camp péroniste. Au cours de la grande confusion qui régnait alors, la Cour Suprême désigna José María Guido, alors président provisoire du Sénat, comme nouveau président de la Nation. Elles ont démontré la capacité du peuple à l'autodéfense, grâce à des milices civiles, et révélé que les Argentins étaient désormais en mesure de déterminer seuls leur propre destin. Culture Tafí (de -200 à 800). Si l'on considère le PIB en parité de pouvoir d'achat (PPA), celui-ci atteint en 2006 quelque 621 070 millions de dollars[32]. Cette culture apparaît en 200 av. Et ce mouvement continue en 2007, ainsi que le montrent les derniers chiffres concernant les neuf premiers mois de l'année 2007 (cf. Certains d'entre eux étaient concentrés dans les villes, mais d'autres vivaient dans les pampas comme gauchos. nécessaire]. Il procéda à l'élection d'un Directeur Suprême capable de maintenir l'ordre et d'établir l'autorité centrale. En 1983 s’est engagée une longue période de démocratie, qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui (2018). L'Apege critique le Pacte social mis en œuvre par le ministre de l'Économie José Ber Gelbard, qui prévoyait le blocage simultané des prix et des salaires, ainsi que la Confederación General Económica (CGE) et la CGT, accusées de la crise économique[15]. Le FMI accorde de son côté un crédit de 127 millions de dollars[12]. Dès lors, jusqu'aujourd'hui (2007), le niveau élevé de la pauvreté ne se démentira plus, son apogée étant atteint en 2001-2002 avec plus de 50 % des habitants souffrant de la misère. Un long cycle de violence et de conflits internes commençait. En avril 2017, le président Macri est confronté à une importante grève générale[41]. Ce monopole fut momentanément brisé durant le conflit de Rosas avec les impérialismes français et surtout britannique. La plupart de ces enfants sont toujours recherchés par leurs grands-parents. Une partie significative de la responsabilité de la crise qu'a vécu l’Argentine entre 1998 et 2002 a été mise sur le compte du FMI. Sur une voie plus démocratique depuis 1983, le pays est en proie à une forte instabilité économique et politique. nécessaire]. puis de la lutte armée. Ainsi furent fondées Sancti Spiritu (1523), Asuncion (1537), Santa Fe (1573) et Corrientes (1588). En 1958 Arturo Frondizi, leader de l'Unión Cívica Radical Intransigente et qui avait un projet de développement du pays, gagna l’élection présidentielle avec l'appui du péronisme toujours illégal, mais bien actif. dénommées les suplicantes (les suppliants), ce sont de belles sculptures abstraites en pierre qui représentent des êtres humains en position de supplication, appelant sans doute la pluie et la fertilité. Celui-ci est acculé à la démission avant la fin de son mandat, dans un contexte d'hyperinflation (3 000 %)[15]. Les unitaires soulevés par Juan Lavalle fusillèrent Dorrego (1828), ce qui ralluma la guerre civile entre unitaires et fédéralistes. En 2003 et 2004, l'Argentine a connu une phase de récupération avec des taux élevés de croissance économique. L'Argentine a une longue histoire d'instabilité politique et économique - avec des fluctuations de croissance importantes chaque année. À cette époque, les deux derniers mouvements guérilleros, l'ERP et les Montoneros, sont quasiment démantelés, la guérilla de Tucuman ayant été annihilée tandis que nombre de Montoneros ont été assassinés. Dès 1977, le Mouvement des mères de la place de Mai, infiltré par l'agent Alfredo Astiz, dénoncent les disparitions et les assassinats, ce qui vaut à ses fondatrices d'être enlevées, en même temps que les nonnes françaises Léonie Duquet et Alice Domon. La Terre de Feu était peuplée par un rameau des Tehuelches, les Selknams (ou Onas), par les Yagans ou Yamanas et par les Alakalufs ou Kaweskars. Grands experts en élevage, ils utilisèrent le fourrage. En 1994, Carlos Menem négocie avec l'opposition une réforme de la Constitution autorisant un second mandat présidentiel et ramenant la durée du mandat de 6 à 4 ans. L'économie de cette culture était basée sur une agriculture en terrasses irriguées par des systèmes hydrauliques complexes. Presque toutes les provinces y participèrent. En dépit de ses atouts naturels importants, le pays est confronté sur la durée à une inflation importante, une incapacité des différents gouvernements à créer une monnaie stable et conséquemment une fuite des capitaux en période de crise. Dès 1561 la ville de Mendoza y fut fondée, suivie de San Juan en 1562, et de San Luis en 1594. La Junte militaire dirigée par Jorge Rafael Videla depuis mars 1976 s'inspire comme le régime de Pinochet des théories économiques de Milton Friedman[17]. Les FAP tentent, sans succès, d'initier un foco rural, avant de se lancer, en 1970-1971, dans la guérilla urbaine, inspirée par les Tupamaros uruguayens. Retour sur les étapes de cette crise. En 1896 est formé le Parti ouvrier socialiste argentin, qui fait paraître La Vanguardia, « journal socialiste scientifique défenseur de la classe ouvrière ». Ils cultivèrent le maïs, la pomme de terre (appelée papa), le haricot, le quinoa, le piment et les courges, et cueillirent intensivement les fruits du caroubier créole ou algarroba et du chañar. nécessaire]. Celle-ci compte des figures telles que Diego Abad de Santillán, qui s'opposa dans les années 1930, lors de la « Décennie infâme », à la « propagande par le fait », prônée par Severino Di Giovanni. La crise de 1929 a des conséquences politiques désastreuses en Argentine. Ce n'est que le premier de plusieurs coups d'État, tentatives et putschs[7]. Un autre objectif important était de consolider l'unité nationale du pays. La répression très dure de la police engendre un affrontement violent (barricades, prises de commissariats, incendies, attaques de magasins…). C'est à cette époque que commença l'exode rural, qui draina vers les villes des populations démunies. La guerre de 1776-1777 (en) se termina à l'avantage des Espagnols : Cevallos prit Colonia en 1777 et la détruisit totalement, allant symboliquement jusqu'à semer du sel sur ses ruines. Revenue dans la cité, l'Audience, tribunal suprême, décida d'assumer le pouvoir civil et de confier la capitainerie générale à Liniers. L’effondrement des exportations agricoles et la chute des cours des prix agricoles jouent un rôle déterminant dans cette récession : l’Argentine n’a plus les fonds nécessaires à l’importation des produits manufacturés indispensables à son industrie[10]. Pas seulement des unitaires bourgeois réfugiés à Montevideo, mais aussi d'autres caudillos et ce, même s'ils défendaient une position fédéraliste et qu'ils n'étaient pas d'accord avec le monopole du port que Buenos Aires continuait à posséder. Il fit voter des lois concernant les loyers ruraux pour protéger les colons face aux gros propriétaires terriens. Troisième producteur mondial de soja, elle est le premier exportateur de biodiesel. Les Cultures andines indépendantes (1400-1520) : hors du Tahuantinsuyu ou Tawantinsuyu se maintinrent quelques populations sédentaires indépendantes, par exemple les Lule-Toconoté (en guerre contre les Quechuas, et appelés péjorativement par ceux-ci « surís » ou « nandous »), les Sanavirón dans la zone des provinces de Tucumán, ouest de Santiago del Estero et nord de Córdoba, ainsi que les Comechingons dans les sierras de Córdoba et de San Luis. Le mot d'ordre principal des manifestations est, en décembre 2001 : « ¡Que se vayan todos! Le général Alsogaray se présente à 5 heures au bureau présidentiel de la Casa Rosada, et somme Illia de se retirer. À la culture Guaycurú appartiennent les Tobas ou Qom'lek, les Pilagás, les Mocovís et les Abipones. En Argentine, la crise économique et sociale bat son plein. En 2005 elle atteint 9,2 % et le président Nestor Kirchner rembourse en avance sa dette envers le FMI afin de délier la politique économique argentine de la tutelle de l'organisation internationale. Entre 1880 et les années 1920, l'arrivée massive d'immigrants européens et de capitaux étrangers génère un essor économique remarquable, mais l'Argentine reste très vulnérable aux aléas des marchés mondiaux. La dernière ville argentine à être construite fut San Fernando del Valle de Catamarca (1683). Le putsch est dirigé par le général Videla avec l'appui des organisations patronales, notamment du secteur agricole. C'est donc Héctor José Cámpora qui se présente pour le Parti justicialiste, qui dirige la coalition du FreJuLi (Front justicialiste de libération), laquelle sort largeusement victorieuse des élections de mars 1973, le candidat justicialiste obtenant près de 50 % des votes. Bien qu'en meilleur état qu'à la fin des années 1980, l'économie argentine reste fragile, car très dépendante de l'étranger. Mal connue, cette surprenante culture va de 1 800 av. Grande puissance sud-américaine, approvisionnant le monde en céréales, en laine et en viande (descendants du bétail apporté par la seconde vague des conquistadores, les bovins n'ont fait que se multiplier sur les gigantesques pâturages de la Pampa humide), elle avait vocation à suivre la voie canadienne et australienne et rejoindre le camp des pays « gagnants ». Au cours de l'été 1982, la Banque centrale met en place un ensemble de mesures destinées à réduire l’endettement du secteur privé selon le principe de privatisation des profits et socialisation des pertes. Ce sont donc les jésuites qui furent en réalité utilisés par les Guaranís, afin de maintenir leur modèle ou mode de vie. La Sociedad Rural Argentina critique alors des mesures « discriminatoires » qui nuisent aux exploitants agricoles, au profit d'une industrialisation incohérente effectuée « à marche forcée »[15]. Il s'agit ainsi des Forces armées de libération (FAL), des Forces armées révolutionnaires (FAR), des Forces armées péronistes (FAP), de l'Armée révolutionnaire du peuple (ERP) ou encore des Montoneros. L'Argentine a une longue histoire d'instabilité politique et économique - avec des fluctuations de croissance importantes chaque année. Le bilan des privatisations est critiqué, les entreprises privatisées ayant contribué à augmenter le chômage, et si la qualité du service est jugée positive dans certains secteurs (électricité, téléphonie), elle l'est beaucoup moins notamment dans les transports ferroviaires. En effet, en 1556 les Espagnols avaient introduit dans ces régions le système de l'encomienda, par lequel chaque encomandero s'engageait à évangéliser et à sortir de la barbarie un certain nombre d'Indiens qui en retour devaient se mettre à son service. Grâce à la récupération de l'économie que l'on a observé durant ces trois années, et prenant en considération que dès le troisième trimestre de 2005 le PIB argentin (en pesos argentins et à prix constants) a dépassé la valeur de 1998, on peut affirmer que la crise était terminée à cette date. La flotte ne tarda pas à prendre Montevideo, puis se dirigea vers Buenos Aires. L'Argentine a accumulé à la fin des années 1980 une lourde dette externe contractée en grande partie par la junte au pouvoir de 1976 à 1983 (dette odieuse dont elle ne compte rembourser que « 10 % » [réf. C'est ensuite avec son rival régional le Brésil que l'Argentine se réconcilie le 30 novembre 1985, date de la déclaration de Foz do Iguaçu. Il va falloir benoîtement refrapper à la porte du FMI pour "recrédibiliser" la signature du pays… ». Ongania concentre en ses mains tous les pouvoirs. Au niveau économique, la situation du pays, tout au long de son mandat, est extrêmement difficile. Par ailleurs, elle appelle à lutter contre les « menaces » des avancées syndicales. Ce livre propose une étude de l’histoire économique argentine depuis Martinez de Hoz (ministre de l’Economie pendant la dictature, de 1976 à 1981) jusqu’à Macri [1]. Durant les années 2003-2006, la balance commerciale argentine s'est nettement améliorée[réf. En 1929 se produisit la Grande Dépression mondiale. Toutefois, elle est affectée dans les années 1930, la dite « Décennie infâme » en raison de la corruption des gouvernements militaires qui prennent le pouvoir par un putsch en 1930, par la baisse mondiale des prix agricoles causée par la Grande Dépression. La dernière, celle des Quilmes, fut battue en 1665. Bernardino Rivadavia était un des principaux représentant des localistes. En 2006, l'expansion économique a été de 8,5 %, ce qui constituait la quatrième année de croissance soutenue[29]. Abandonnée à cause d'un blocus et de raids sanglants des Indiens Didiuhet, elle fut fondée à nouveau en 1580. On décida donc l'intervention de l'armée là où se manifestaient des mouvements localistes. Toutefois, cette ouverture de la vie politique coïncide avec une répression accrue, la plupart des dirigeants des FAL étant ainsi soit assassinés, soit incarcérés en 1971, tandis que la spectaculaire évasion de la prison de haute sécurité de Rawson, en août 1972, se solde par le massacre de Trelew, considéré aujourd'hui comme un des actes fondateurs du terrorisme d'État argentin. Ils étaient de très habiles guerriers et, après l'arrivée des Espagnols, ils adoptèrent le cheval et résistèrent à la colonisation. L’Argentine est historiquement attachée au multilatéralisme onusien, membre du groupe des 77 et du G20. Dans le Rio de la Plata de la fin du XIXe siècle, nait un art nouveau : le tango. - Secretaría de Minería, Dirección Nacional de Minería. Sur ce fond d'emballement économique, Raúl Alfonsín annonce une élection présidentielle anticipée, qui a lieu le 14 mai 1989, et voit la défaite de l'Union Civique Radicale et l'élection de Carlos Menem (parti justicialiste). Le mythe de l'ordre, seul capital d'Ongania, s'effondre totalement avec l'apparition de ces mouvements politiques (la Nouvelle Gauche). Mitre joignit ses troupes aux armées brésilienne et uruguayenne. Ils avaient une religion cruelle et violente dans laquelle les chamans utilisaient des hallucinogènes tels que le Anadenanthera colubrina (aussi appelé cebil) et réalisaient des sacrifices humains. De plus, en dépit de l'amnistie, l'ancien dictateur Videla est placé en détention en 1998, sous le chef d'accusation de « vol de bébés », s'agissant d'enfants de victimes du régime, ce crime reconnu par la justice argentine n'étant couvert ni par l'amnistie de Carlos Menem, ni par les lois du punto final ou de l'obediencia debida. Ils élevaient aussi des lamas, qu'ils utilisaient en caravanes pour réaliser des échanges entre différentes localités. Dans le même esprit que l'Opération Indépendance, la junte utilise les méthodes de la police française lors de la bataille d'Alger, notamment les vuelos de la muerte qui consistent à jeter à la mer depuis un avion les prisonniers préalablement drogués. Lorsqu'on lui annonça le débarquement des Britanniques, il abandonna la ville pour se réfugier à Córdoba, muni des précieuses rentes de la vice-royauté, prêtes à être expédiées en Espagne, avec l'intention d'organiser une armée pour reconquérir sa capitale. De 1992 à 2000, 80 % des sommes gagnées par les entreprises privatisées sont rapatriées en dollars à l'étranger, représentant un manque à gagner considérable pour l'Argentine[17]. Toutefois les fonds vautour tel que Aurelius Capital Management ont refusé tout accord de restructuration de la dette[26]. À l'arrivée des Européens, le sud du continent américain, la région pampéenne comme la Patagonie, était peuplée par les Indiens Pampas, les Tehuelches (Patagons) en Patagonie orientale et les Mapuches en Patagonie occidentale. Le ministre de l'Économie José Alfredo Martínez de Hoz (en) (1976-1981) surévalue le peso, ce qui nuit aux exploitants agricoles, lesquels s'abstiennent toutefois de toute protestation[15]. C'est finalement en 1776 que le roi Charles III entreprit de chasser les Portugais du Río de la Plata. Ils produisaient du maïs, des haricots, des potirons et des arachides. Début 2008, le pays connaît d'importantes manifestations de fermiers en raison des taxes à l'exportation et de leurs impôts, ainsi qu'une pénurie de monnaie. Après avoir initié l'« Opération Indépendance (es) » de contre-insurrection contre la guérilla de l'ERP dans la province de Tucuman, promulgué les décrets dits d'« annihilation de la subversion » et généralisé l'état d'urgence, livrant ainsi le pays aux militaires, le gouvernement d'Isabel Perón est évincé par le coup d'État du 24 mars 1976. Les Pampas considéraient que les Espagnols avaient usurpé leurs terres en les envahissant, et durant des siècles attaquèrent leurs établissements par une tactique d'attaque en masse appelée malones, utilisant des chevaux, de longues lances et des boleadoras (système composé de plusieurs lanières lestées de gros cailloux destiné à immobiliser les jambes des chevaux). D'un côté Yrigoyen fit voter les lois du travail et demanda au Congrès un projet de code du travail, réclamé depuis le début du siècle par le Parti socialiste (PS) et le mouvement ouvrier ; il agit souvent comme médiateur dans des conflits. Certains, comme Juan Manuel de Rosas et Justo José de Urquiza, possédaient de grandes haciendas et avaient donc un important pouvoir économique. De ce fait les rapports d'abord amicaux entre les Européens et les Indiens se modifièrent. L'Espagne inclura l'Argentine dans la vice-royauté du Pérou. Pour attirer les capitaux étrangers, il relâche le contrôle de l'État sur l'économie, et le ministre des finances Domingo Cavallo instaure une loi de convertibilité entre le dollar américain et l'austral argentin (remplacé par la suite par le peso convertible, pour obtenir la parité 1 dollar valant 1 peso). Les candidats de l'UCRI, Oscar Alende (es) et Celestino Gelsi (es), arrivent deuxièmes, tandis que l'Unión del Pueblo Adelante, (général Pedro Eugenio Aramburu - Horacio Thedy) arrive troisième. La junte dispose de la collaboration des milieux économiques dans la traque de ses opposants, notamment syndicalistes. Il promulgue d'abord la loi du punto final, entrée en vigueur le 24 décembre 1986, qui suspend une grande partie des procès contre les militaires. L'Argentine sous Menem continue de promouvoir la création d'une zone de libre-échange en Amérique du Sud, notamment grâce à la signature du traité d'Asuncion le 26 mars 1991 avec le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, traité qui donne officiellement naissance au Mercosur. On pense que le peuplement de la Pampa avait déjà débuté dès le IXe millénaire av. De la Rúa décrète l'état de siège, et ordonne une répression féroce, qui provoque plus de 35 morts les 19 et 20 décembre. Le général Antonio Domingo Bussi, chargé de l'Operativo Independencia, est cependant condamné pour crimes contre l'humanité en août 2008, bien qu'il purge sa peine à domicile ; l'année suivante, c'est au tour du général Santiago Omar Riveros, chargé notamment du centre clandestin de détention de Campo de Mayo, d'être condamné, avec d'autres hauts militaires, à la prison perpétuelle pour crimes contre l'humanité. Elle justifie cette « guerre sale » par la nécessité de lutter contre une « subversion communiste » inexistante, comptant sur l'appui de secteurs catholiques conservateurs, dont la Cité catholique fondée par le maurrassien Jean Ousset[13], et reprenant la rhétorique de l'Occident catholique assiégé, se plaçant dans la continuité de la bataille de Lépante de 1571… Dans les années 2000, le général Bussi peut ainsi continuer à justifier les crimes de la dictature, en affirmant que les guérilleros ont infiltré la population civile (sic). Ils soutiennent et entraînent ainsi les Contras au Nicaragua, interviennent au Honduras, au Salvador et au Guatemala, participent au coup d'État de Luis Garcia Meza en Bolivie, etc. La pauvreté, en augmentation constante depuis 2015, atteint 33,6 % de la population en 2017. Juste après son élection, en 1990, Carlos Menem proclame, dans la continuité des lois déjà votées sous Alfonsín, une amnistie pour une « réconciliation nationale » visant aussi bien des militaires (dont Jorge Rafael Videla, Emilio Eduardo Massera et Leopoldo Galtieri) que des civils (dont des anciens guérilleros ou l'ex-gouverneur Oscar Bidegain) impliqués dans la guerre sale, avec une volonté affichée, selon les termes de Menem, de tourner « une page noire et triste de l'histoire de l'Argentine ».